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Conférenciers invités

Lundi 2 octobre
Canada Hall 2

Conférence d'honneur R.M. Hardy (SCG) – Dr Richard Bathurst
Load and Resistance Factor Design and Calibration for Simple Soil-Structure Limit States in MSE Walls (Étalonnage et calcul des coefficients de résistance et de charge aux états limites de structures du sol simples pour des murs de soutènement stabilisés mécaniquement)

Le calcul des coefficients de résistance et de charge pour les fondations géotechniques est maintenant une pratique acceptée au Canada. Les équations du calcul aux états limites exprimées dans le cadre d'un calcul des coefficients de résistance et de charge figurent dans le Code canadien sur le calcul des ponts routiers et le Code national du bâtiment du Canada.

Bien que la plupart des géotechniciens sachent comment utiliser les équations du calcul des coefficients de résistance et de charge pour la conception de structures géotechniques, les concepts sous-jacents à la façon dont les coefficients de résistance et de charge sont calculés sont moins bien compris. La dernière version du Code canadien sur le calcul des ponts routiers et la prochaine édition du Code national du bâtiment du Canada (qui sont des codes d'ingénierie des fondations calculant les coefficients de résistance et de charge) intègrent le concept de « niveau de compréhension ». L'idée derrière le niveau de compréhension est de récompenser les ingénieurs avec des coefficients de résistance plus élevés pour les cas dont les renseignements du site propres au projet, les caractéristiques des matériaux et les modèles de conception sont meilleurs et pour lesquels l'ingénieur a la plus grande expérience.

Cette conférence examine les concepts généraux pour l'étalonnage du calcul des coefficients de résistance et de charge des équations des états limites pour des structures du sol simples à l'aide d'exemple d'états limites de stabilité interne pour des murs de soutènement stabilisés mécaniquement construits avec des produits de renforcement du sol en polymère et en acier. Elle tente d'expliquer ces principes sans le mysticisme et le jargon qui déconcertent souvent les praticiens.

Richard Bathurst détient un B. Sc., une MSc et un Ph. D. de l'Université Queen's. Il est professeur de génie civil au Collège militaire royal du Canada, où il enseigne depuis 1980, et occupe conjointement un poste au Civil Engineering Department de l'Université Queen's. M. Bathurst est l'auteur ou le coauteur de plus de 170 articles de revue. Ses activités de recherche actuelles sont axées sur l'utilisation d'armatures géosynthétiques et métalliques dans des systèmes de mur de soutènement, la modélisation numérique, la performance sismique et la conception de ces systèmes, la conception probabiliste de structures du sol renforcées et non renforcées, la conception basée sur la fiabilité et l'étalonnage du calcul des coefficients de résistance et de charge de structures du sol. Il a reçu des prix nationaux et internationaux pour ses contributions techniques et a donné à de nombreuses reprises des conférences et des conférences d'honneur dans le cadre de conférences et de symposiums. M. Bathurst continue à être membre des comités du Code canadien sur le calcul des ponts routiers et du Code national du bâtiment du Canada. Il est le rédacteur de la prochaine édition en ligne du Manuel canadien sur l'ingénierie des fondations de la Société canadienne de géotechnique et de la revue technique Geosynthetics International de l'International Geosynthetics Society qui est révisée par des pairs. Le Dr Bathurst a également servi la profession à titre de président de la Société canadienne de géotechnique et est actuellement le président de l'Institut canadien des ingénieurs.

Conférence Darcy 2017 (AIH) – Dre Kamini Singha
A Tale of Two Porosities: Exploring Why Contaminant Transport Doesn't Always Behave the Way It Should (L'histoire de deux porosités : examiner pourquoi le transport des contaminants ne s'effectue pas toujours comme il le devrait)

Le transport par le biais de voies d'écoulement préférentielles est important dans un large éventail de disciplines scientifiques. En hydrologie, la capacité de quantifier le transport en subsurface revêt une importance capitale en raison de problèmes associés à la contamination des eaux souterraines. Les défis d'observation et la complexité des systèmes hydrogéologiques rendent les prévisions à l'aide de techniques de mesure standards très difficiles. Un exemple important de difficulté relative aux prévisions est le comportement « anormal » du transport du soluté, défini par des caractéristiques comme la hausse de la concentration, une longue rupture dans les résidus et une mauvaise efficacité du pompage et du traitement.

Ces phénomènes ont été observés sur des sites de recherche et de restauration des aquifères dans différents milieux géologiques et ne sont pas prédits par la théorie classique. De nombreux modèles conceptuels ont été créés pour expliquer un transport anormal, comme la présence de deux types de pores distincts, l'un où le soluté est très mobile et l'autre où il ne l'est pas, mais la vérification et l'inférence des paramètres de contrôle dans ces modèles sur place restent problématiques et sont souvent estimées en fonction de l'ajustement aux données seulement. De récents tests effectués à l'aide de méthodes géophysiques électriques simples mesurent directement le processus de transfert de masse mobile-immobile et permettent d'estimer des paramètres contrôlant un transport anormal.

Cette conférence présente un cadre de physique des roches, une démarche expérimentale et des expressions analytiques qui peuvent être utilisées pour déterminer les paramètres contrôlant le comportement anormal du transport du soluté à partir de mesures hydrologiques et géophysiques électriques colocalisées dans une série de milieux, y compris des systèmes d'eaux souterraines et d'eaux de surface/d'eaux souterraines. Les objectifs à long terme de ce travail consistent à contribuer à l'amélioration des capacités de prévision des modèles numériques et de la fidélité des cadres de surveillance des eaux souterraines à long terme.

Kamini Singha, Ph. D., est professeure au Department of Geology and Geological Engineering et directrice adjointe du Hydrologic Science and Engineering Program de la Colorado School of Mines. Elle a travaillé à la U.S. Geological Survey Branch of Geophysics de 1997 à 2000 et a été membre de la faculté de l'Université de l'État de Pennsylvanie de 2005 à 2012. Elle a obtenu son B. Sc. en géophysique de l'Université du Connecticut en 1999 et son Ph. D. en hydrogéologie de l'Université Stanford en 2005.

Mardi 3 octobre
Canada Hall 2

Conférence hydrogéologie – Mark Jensen
Radioactive Waste Management in Canada: The Role of Geosciences (Gestion des déchets radioactifs au Canada : le rôle des géosciences)

La gestion à long terme des déchets radioactifs nécessite qu'ils soient contenus et isolés de façon sécuritaire pendant des périodes qui ne sont pas habituellement considérées par les projets d'infrastructure (c.-à-d., 1 Ma). À l'échelle internationale, on s'entend sur le fait que le dépôt géologique en profondeur (DGP), comportant de multiples couches comprenant la forme de déchet, un conteneur de la forme de déchet, des systèmes de scellement faits d'argile et une géosphère hermétique, offre une approche acceptable. Les milieux géologiques sédimentaires ou cristallins recherchés pour la mise en œuvre d'un DGP sont situés à des profondeurs nominales allant de 400 à 800 mètres et possèdent des attributs permettant une stabilité et une résilience malgré les perturbations naturelles (p. ex., glaciales) et causées par le dépôt. La caractérisation de tels milieux salins en profondeur très peu perméables crée des défis scientifiques uniques. À cet égard, une recherche multidisciplinaire entreprise par la Société de gestion des déchets nucléaires (SGDN) vise à préserver et à faire progresser les méthodes géoscientifiques nécessaires pour appuyer la mise en œuvre sécuritaire d'un DGP pour le combustible nucléaire irradié du Canada. Cette présentation donne une description du programme de recherche appliquée sur la géoscience de la SGDN en mettant l'accent sur les activités ayant pour but d'améliorer la compréhension de l'évolution de la géosphère et de la capacité de la barrière naturelle relativement à l'évaluation de la sécurité passive propre au site d'un DGP pour le combustible nucléaire irradié du Canada.

Mark Jensen (MSc.) est directeur de la Géoscience et de la Recherche du dépôt géologique en profondeur à la Société de gestion des déchets nucléaires (Toronto, Ontario, Canada). Il contribue au domaine des géosciences environnementales depuis qu'il s'est joint à Ontario Hydro en 1986. Ses responsabilités ont compris la direction de la recherche multidisciplinaire sur les géosciences et de leur développement à l'échelle canadienne et internationale associée à la gestion à long terme sécuritaire des déchets radioactifs dans des milieux sédimentaires et cristallins. M. Jensen a dirigé des études sur la géoscience liées au processus réglementaire pour l'obtention de permis pour le dépôt géologique en profondeur de déchets radioactifs à faible et moyenne activité, proposé sur le site de la centrale nucléaire de Bruce. Il est l'actuel président du groupe de travail sur la caractérisation, la connaissance et le comportement des milieux argileux en tant que formation hôte de stockage de déchets (« Club argile »). Il est l'auteur ou le coauteur de plus de 75 rapports, manuscrits de revue et articles de conférence..

Conférence géotechnique – Robert Blair
Refinements in Bedrock Geology Understanding of Downtown Ottawa (Améliorations à la compréhension de la géologie du substrat rocheux du centre-ville d'Ottawa)

L'auteur et ses collègues ont mené de multiples analyses linéaires au centre-ville d'Ottawa, environ à partir de Mechanicsville jusqu'à New Edinburgh et au sud, à l'autoroute 417. Ces analyses se sont déroulées sur plus de 25 ans, et l'interprétation et la réinterprétation continues ont donné un aperçu unique de la stratigraphie du paléozoïque pratiquement plane qui s'est appuyé sur les interprétations de cartes publiées (p. ex., Wilson, 1946 et Williams, 1991) et qui a permis de les améliorer. Cela a été possible grâce à l'accumulation d'une grande quantité de renseignements provenant de forages géotechniques associés aux analyses linéaires. Ces analyses ont compris un enregistrement intensif des nombreux échantillons carottés rocheux, ainsi que la géophysique de fond de trou de sondage qui a permis d'effectuer des corrélations stratigraphiques détaillées. L'interprétation stratigraphique a été essentielle pour fournir de l'information sur l'occurrence des nombreuses failles situées sous la capitale nationale et leur importance par rapport aux différents projets de génie civil menés. En plus d'améliorer la stratigraphie, les auteurs ont créé des plages de valeurs techniques représentatives de la géologie rencontrée, en fonction d'analyses répétées d'échantillons carottés. Les résultats de cette contribution à long terme à l'analyse du substrat rocheux et à l'ingénierie des roches dans le centre-ville d'Ottawa sont présentés dans cette conférence. Étant donné le développement souterrain en cours au centre-ville d'Ottawa et qui aura probablement lieu à l'avenir alors que l'aménagement en infrastructure se poursuit dans un centre de plus en plus développé, ce travail permet d'améliorer la compréhension des roches sous la capitale du Canada et peut éclairer la planification ultérieure.

Rob Blair est hydrogéologue principal et ingénieur en géologie et compte plus de 35 ans d'expérience en services-conseils. Avant d'établir sa société privée d'experts-conseils en 2015, il travaillait depuis 1979 pour Golder Associates Ltd, dans ses bureaux de Mississauga (Ontario), qu'il a quittés à titre de président. M. Blair a reçu son baccalauréat spécialisé en géologie (1970-1975) de l'Université Western Ontario et a obtenu subséquemment sa MSc en hydrogéologie de l'Université de Waterloo (1978-1980). Il met à profit de solides connaissances en géologie et en hydrogéologie pour l'évaluation de différents projets d'ingénierie et liés aux eaux souterraines, y compris pour des projets de génie civil, des évaluations environnementales, l'exploitation de ressources minières et en agrégats, des centrales nucléaires, la gestion des déchets et l'industrie minière au Canada et à l'étranger, principalement en Amérique du Sud. M. Blair a largement contribué à des projets dans la région d'Ottawa depuis 1982, en commençant par le premier projet relatif au Transitway Ouest d'Ottawa et en continuant avec l'actuel train léger sur rail d'Ottawa. Il a également participé à l'interprétation stratigraphique et à l'évaluation de la qualité des roches de nombreuses carrières de calcaire de la région d'Ottawa comportant l'enregistrement d'échantillons et une interprétation géophysique, qui ont entraîné l'élaboration d'une compréhension exhaustive de la stratigraphie et de la structure de différentes formations et de différents membres de la séquence de l'Ordovicien sous Ottawa.

Conférence de la SCG – Dr Greg Brooks
Prehistoric Sensitive Clay Landslides and Earthquakes in the Ottawa Valley (Glissements d'argile sensible et tremblements de terre préhistoriques dans la vallée de l'Outaouais)

Dans la vallée de l'Outaouais, la région du Sud-Ouest du Québec et du Sud-Est de l'Ontario, environ 250 coulées et étendues d'argile sensible sont délimitées sur des cartes géologiques de surface. Les âges de 50 glissements de terrain préhistoriques sont représentés par l'âge radiocarbone de matières organiques ligneuses enfouies dans ou sous des sédiments de glissement de terrain ou de matières organiques basales échantillonnées à la suite de la rupture de milieux humides. Ils sont échelonnés sur une période de 8 000 ans, et il y a deux groupes d'âge distincts, entre 5000-5400 et 980-1060 ans étalonnés avant le présent, comportant respectivement 13 et 12 glissements de terrain. Les glissements de terrain dans ces groupes comprennent des défaillances par rapport aux marges de pente structurale escarpée de terrasses fluviales, des défaillances causées par l'affaissement simultané de dépôts le long des deux berges d'un cours d'eau et des défaillances situées le long des versants de vallées contenant un cours d'eau confiné. La taille des zones d'origine varie de 0,04 à 20 km2, et elles comprennent un grand nombre des plus importantes défaillances dans la région. Selon le contexte géomorphique et la morphologie des glissements de terrain, l'étroite proximité de nombreuses défaillances d'âge semblable et une évaluation des mécanismes asismiques possibles, ces deux groupes d'âge de glissement de terrain sont interprétés comme ayant été causés par des paléoséismes dans la zone sismique de l'Ouest du Québec. Les magnitudes minimums des paléoséismes sont estimées à 6,4 Mw (évènements de 5000-5400 ans étalonnés avant le présent) et à 6,1 Mw (évènements de 980-1060 ans étalonnés avant le présent), selon les indications empiriques sur la relation entre les glissements de terrain et la magnitude des séismes.

Le Dr Greg Brooks est géomorphologue à la Commission géologique du Canada, de Ressources naturelles Canada. Il travaille pour la Commission depuis 1992, à la suite de l'obtention d'un Ph. D. de l'Université Simon Fraser, en Colombie-Britannique. Il a mené des recherches sur les catastrophes naturelles dans de nombreuses régions du Canada portant sur des sujets tels que le microzonage sismique, les facteurs géomorphiques ayant une incidence sur les inondations de la rivière Rouge, les niveaux extrêmement bas de la partie supérieure des Grands Lacs, ainsi que la chronologie des glissements d'argile sensible. Son travail actuel consiste à examiner des preuves de paléoséismes préservées dans des bassins lacustres dans le Nord-Est de l'Ontario et l'Ouest du Québec. Il est l'auteur de plus de 100 rapports de recherche.

Mercredi 4 octobre
Canada Hall 2

Colloquium de la SCG – Dr Michael Hendry
The geotechnical assessment of railway infrastructure reliability (L'évaluation géotechnique de la fiabilité de l'infrastructure ferroviaire)

La présentation est axée sur les risques géologiques, leurs effets sur les chemins de fer du Canada et les importants progrès de la géotechnique qui améliorent l'exploitation sécuritaire et fiable du réseau ferroviaire canadien et qui contribuent à la conception de technologies pour la communauté ferroviaire internationale. Elle comprend un aperçu des programmes de recherche établis en partenariat avec l'industrie ferroviaire et le milieu universitaire, avant de se concentrer sur un exemple précis d'un risque géologique moins compris (c.-à-d., les tourbières et les fondations tourbeuses) et le travail technique qui est effectué pour comprendre et réduire les dangers associés à ce risque géologique.

Le Dr Michael Hendry est directeur adjoint du Canadian Rail Research Laboratory (CaRRL), analyste principal (AP) du Programme de recherche sur les géorisques ferroviaires (PRGF) et chargé d'enseignement à l'Université de l'Alberta. À titre de directeur adjoint du CaRRL, le Dr Hendry aide à la coordination des activités de recherche du CaRRL, tout en assurant la direction des thèmes de recherche axés sur l'évaluation de la qualité de l'infrastructure, de l'effet des climats froids sur la performance des infrastructures ferroviaires et des risques associés. En tant qu'AP du PRGF, le Dr Hendry dirige la recherche menée sur les risques géologiques, comme les glissements de terrain, les éboulements, des sous-couches de rail très molles, la fréquence et la gravité accrues des évènements météorologiques extrêmes, et l'évaluation de l'efficacité des initiatives pour remédier aux risques géologiques et les réduire mises en place par le Canadien National et le Canadien Pacifique. Le Dr Hendry supervise de nombreux étudiants gradués qui se concentrent sur des projets conçus pour renforcer la sécurité et la fiabilité du réseau ferroviaire canadien.